Pollution marine : doit-on adapter sa consommation de poisson ?

Pollution marine : doit-on adapter sa consommation de poisson ?

Recommandations générales des nutritionnistes : “Manger du poisson au moins 2 fois par semaine dont 1 portion de poisson gras”. Certains recommandent même de remplacer totalement la viande par le poisson ou les fruits de mer (ces derniers étant pauvres en graisses).

Oui mais voilà, les marées noires et la pêche intensive sont malheureusement passées par là et détruisent progressivement nos ressources marines. Bien dommage car si “la mer est le frigo du monde”, nous sommes en train de détruire cette belle réserve. (Réflexion à part : qu’en sera-t-il dans 30 ans si nous continuons à ce rythme-là ?!)

Polluées, certaines espèces sont même dorénavant déconseillées dans l’alimentation.

Peut-on encore manger du poisson ?

La réponse est oui. Il semblerait que les bénéfices l’emportent tout de même sur les risques.

Le poisson est riche en acides gras poly-insaturés dont les fameux omégas 3 (en particulier l’EPA : l’acide eicosapentaénoïque et le DHA : l’acide docosahexaénoïque).

Ces acides gras ne sont pas synthétisés par l’Homme et doivent absolument être apportés par l’alimentation. Rassurez-vous, si vous ne consommez pas de poisson, vous pouvez trouver ces omégas 3 dans certains végétaux (les noix, l’huile de colza, les algues marines, etc.) à condition d’en consommer au quotidien.

Ces omégas 3 sont indispensables et permettent de lutter contre de nombreux troubles (syndrome prémenstruel, dépression, troubles de l’humeur et de l’apprentissage, peau sèche, etc.) et ont un rôle dans la diminution des réactions inflammatoires (allergies cutanées, eczéma, colite, arthrite, etc.)

Comment consommer le poisson ? (Reconnu par la Haute Autorité de Santé) :

Une à deux portions de poissons par semaine (soit de 120 g à 240 g), en privilégiant les poissons gras riches en omégas 3 (maquereaux, sardines, saumon) et en limitant la consommation de mollusques et crustacés à 3 fois par mois car ils ont la fâcheuse tendance à concentrer les polluants (métaux lourds, PCB et dioxines).

Privilégier les poissons sauvages ou bio si possible.

Parmi les espèces à éviter car très contaminées par les métaux lourds, PCB et dioxines, citons: l’espadon, le marlin, le siki, le thon rouge (espèce menacée)

Parmi les espèces à consommer maximum 1 fois par mois car contaminées, citons :

l’esturgeon, la lotte, le thon blanc, le requin, le flétan, le brochet, le sabre argent et le sabre noir

Pour les femmes enceintes, allaitantes ou les enfants en bas âge, il convient d’éviter les poissons cités ci-dessus.